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L’articulation entre la musique et l’illustration sur le temps du concert offre de nouvelles perspectives dans la façon d’appréhender le répertoire classique. L’image ne substitue pas à la musique, bien au contraire. Elle en révèle d’autant plus l’expressivité, et offre une manière de stimuler l’écoute. Il s’agit bien d’enrichir le temps du concert, sans en perdre la nature première : la musique reste centrale. Le principe du concert illustré repose sur le désir de garder comme acteurs principaux la musique et le ou les interprètes.

 

A l’écran, les illustrations se révèlent et se succèdent dans un rythme plus ou moins lent, en articulation intime avec celui de la musique. Il ne s’agit pas d’une mise en animation, car c’est le rapport direct à la musique qui prime. Aussi, une image peut tout autant rester cinq minutes à l’écran que trente secondes, voire moins ; l’équilibre entre l’image et la musique laisse libre le spectateur de passer de l’image à l’interprète, et de l’interprète à l’image.

 

Le travail se construit autour de l’œuvre, de la partition ou du conducteur, de l’argument, mais aussi de l’esthétique, de l’imaginaire et des émotions que réveille chaque pièce.

 

En outre, le développement de ce format se nourrit du désir de proposer une expérience différente de la musique classique, ouverte à tous, initiés ou non, et quelque soit l’âge.

Aujourd’hui, salles, orchestres, musiciens, se questionnent sur la façon d’attirer un public toujours plus large et de déconstruire une représentation très élitiste que l’on peut avoir du milieu de la musique classique. Ces acteurs proposent de plus en plus de nouvelles formes de concerts (jeune public, concerts illustrés en live, concerts commentés, concerts du matin, etc.), qui tendent à décloisonner le milieu de la musique classique, et à réinstaurer un lien décomplexé avec ce répertoire, qui nous apparaît comme étant un précieux et vaste patrimoine commun. Le développement du concert illustré s’inscrit dans ce contexte.